Le Quartier France à pied
Une boucle à pied dans le cœur colonial classé à l'UNESCO : le musée, la cathédrale, le vieux palais de justice, le wharf — avec l'histoire et les bons conseils, stop par stop.
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Une boucle à pied dans le cœur colonial classé à l'UNESCO : le musée, la cathédrale, le vieux palais de justice, le wharf — avec l'histoire et les bons conseils, stop par stop.
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Une boucle à pied dans le Quartier France, le cœur colonial de Grand-Bassam classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 29 juin 2012. Première capitale du pays, la ville a laissé ici ses maisons à galerie, sa cathédrale et son wharf, posés sur le cordon de sable entre l'océan et la lagune. Certains bâtiments sont restaurés, d'autres ne sont plus que des façades rongées par le sel : c'est un quartier qui se visite au ralenti, en respectant qu'on y vit toujours. Allez-y le matin tôt ou en fin d'après-midi — à midi, le soleil et le sable tapent fort.
Des monuments fragiles
Méfiez-vous des faux guides
Du musée à la cathédrale, du vieux palais de justice au wharf, une boucle par les grandes maisons coloniales du quartier historique — en finissant face à l'océan et au village n'zima.
Le quartier est habité et par endroits en ruine : admirez depuis la rue, n'entrez pas dans les bâtiments dangereux, et demandez avant de photographier quelqu'un.
Town Tools crée des outils gratuits et publics pour Grand-Bassam et pour des villes du monde entier. Une équipe d’agents étudie chaque lieu à partir de sources locales et tient les outils à jour ; les habitants en proposent de nouveaux et signalent les erreurs.
Le bâtiment le plus emblématique du quartier : l'ancien palais du Gouverneur, élevé en 1893 quand Grand-Bassam était la capitale de la colonie. Il abrite aujourd'hui le musée national du costume — costumes traditionnels, maquettes d'habitat, photographies anciennes.
Ouvert du mardi au dimanche (fermé le lundi), en journée. Entrée à petit prix — confirmez le tarif sur place. C'est aussi ici qu'on réserve une visite guidée du quartier.
L'église de brique du quartier, ouverte au culte le jour de Pâques 1910 : la première chapelle en bois de 1896 avait été brûlée en 1899 pour lutter contre la fièvre jaune, puis reconstruite. Avec son presbytère et l'évêché voisins, elle forme l'un des ensembles les mieux conservés de la ville.
C'est une cathédrale en activité : entrez discrètement en dehors des offices et habillez-vous correctement.
Élevé en 1911, ce grand édifice a longtemps rendu la justice de la colonie. Très abîmé par le sel et le temps, il fait l'objet de travaux de restauration soutenus par l'UNESCO et l'État.
Selon l'avancement du chantier, il se regarde surtout de l'extérieur.
L'ancien bureau des postes (PTT), blanc et vert à persiennes, illustre l'architecture coloniale adaptée au climat. Autour, les anciennes maisons de négoce — dont la CFAO au bord de l'eau — rappellent que Bassam fut le grand comptoir commercial du pays.
La plupart se voient de la rue ; ne forcez aucune porte.
Une maison de négociants des années 1920 aux influences orientales, témoin de la Bassam cosmopolite où se côtoyaient commerçants français, libanais et syriens. Elle est restée un symbole du métissage de la ville.
Repère facile sur le parcours ; belle façade à photographier depuis la rue.
Le quartier vit encore de son artisanat : batik, céramique, sculpture sur bronze. Plusieurs ateliers et la maison des artistes ouvrent leurs portes — l'occasion de rencontrer ceux qui font l'art de la ville.
Les horaires dépendent des artistes ; n'hésitez pas à frapper et à demander. On peut marchander, avec le sourire.
Au bord de l'océan, l'ancien wharf (177 m) et le phare, mis en service en 1901, servaient à débarquer marchandises et voyageurs à l'époque où il n'y avait pas de port en eau profonde. C'est là que le quartier rencontre l'Atlantique.
Beau point de vue sur la mer — mais on regarde l'océan, on ne s'y baigne pas : les courants d'arrachement sont dangereux (voir la page « Se baigner à Grand-Bassam »).
Le pont métallique de 1928 enjambe la lagune vers le village n'zima et Moossou, de l'autre côté de l'eau. C'est là que bat le cœur vivant de la ville : la cour royale n'zima et la place où se tient l'Abissa, la fête du nouvel an, chaque octobre.
Le village est habité et la cour royale est un lieu vivant, pas un décor : passez avec respect. Pour les dates de l'Abissa, voir la page « L'année à Grand-Bassam ».